logo loader
Accueil > Projets en cours

Latrines à compost

La plupart des populations rurales en Afrique n’ont pas accès à des latrines saines et fiables.
Une bonne latrine, un approvisionnement sûr en eau potable et la pratique de la bonne hygiène personnelle peuvent améliorer de beaucoup la santé et le bien être personnel et familial.
Il est donc indispensable de construire à faible coût des latrines simples, accessibles, faciles à réaliser et à entretenir qui soient relativement exemptent de mouches et d’odeurs.
Le problème des mouches et des odeurs peut être réduit avec l’ajout de feuilles et de cendres sur les excréta dans la fosse. Ces éléments ajoutés contribuent également à améliorer la transformation des excrétas en compost.

Objectifs

La latrine doit être placée de sortes que les vents ne ramènent pas les odeurs vers la maison ou la cuisine. Elle doit être à au moins 30 mètres des points d’eau et au moins 6 mètres de la cuisine.
Pour éviter toute pollution des eaux, le fond de la fosse doit être à au moins 2 mètres au dessus du niveau le plus élevé de la nappe (niveau des puits à la fin de la saison pluvieuse).
La fosse doit avoir une profondeur d’au moins 2 mètres si on veut qu’elle ne se remplisse pas trop vite. Une seule fosse est utilisée jusqu’à son remplissage. Lorsque la première fosse est pleine elle est recouverte de terre et laissé pour le compostage. La seconde fosse est alors mis en fonction.

Les actions à mener

Le niveau de l'eau à la fin des saisons des pluies étant de 3 mètres, la fosse aura une profondeur d'un mètre et sera prolongé au dessus du sol d'un mètre.
La séparation des fosses, le soubassement et son prolongement d'un mètre au dessus du sol seront réalisés avec des briques béton.
La cabine d'intimité sera réalisée avec des briques de terre et recouvert de tôle. Le tuyau d’évacuation relie la fosse à l’air libre et doit dépasser d’au moins à 50 cm le point le plus haut du toit. Il est recouvert d'un filet pour éviter que les mouches pénétrent dans la fosse

Budget prévisionnel 1000 €

Collecte à ce jour

Les donateurs

Advk --> 100 €

Chèque ou virement

Distances à respecter
Vue de profil
Principe de ventilation

Briques de terre compressée

Le béton est la substance la plus consommée sur terre après l'eau. À lui seul, il représente 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et sa production ne cesse d'augmenter.
La terre, matière première naturelle, est utilisée par l'homme dans la construction depuis des milliers d'années. La grande Mosquée de Bobo Dioulasso a été construite en 1890 en terre moulée (banco ou adobe) ainsi que la plupart des habitations en milieu rural au Burkina Faso. La plupart des gens sont persuadés que le béton est une matière plus solide et mieux adaptée pour la construction alors que la terre est un meilleur isolant.
Le Bloc de Terre Comprimée (BTC) est une évolution du bloc de terre moulée. L’idée de compacter la terre pour améliorer la qualité et la résistance des blocs est ancienne et c’est avec des pilons en bois que sont réalisés les premiers blocs de terre comprimée. La presse manuelle « CINVA-RAM » imaginée par l’ingénieur Raul Ramirez au centre CINVA de Bogota, en Colombie en 1952 permet d'appliquer une pression de 35 bars (contre moins d'un bar au pilon) améliorant la résistance des blocs à l'érosion et aux effets néfastes de l'eau.
L'ajout de ciment au compactage permet d'améliorer la résistance à l'eau. Les terres latéritiques (riches en hydroxydes de fer) de la vallée du Kou améliorent la stabilisation et seulement 3% de ciment est nécessaire.

Objectifs

Promouvoir des matériaux de construction sains, durables, artisanaux et permettant de se protéger des effets du changement climatique. La terre régule la température par inertie thermique, elle est une ressource locale abondante et renouvelable.
Fabriquer une centaine de briques en respectant les procédures de fabrication, en particulier les phases de séchage garantes de la solidité des briques. Construction d'un mur de clôture pour tester la résistance des briques à une saison des pluies.
Si les tests s'avéraient concluants, nous pourrions envisager la construction d'une maison d'hôtes de 20 m² en voûte nubienne afin de promouvoir auprès de la population de la vallée du Kou ce type de construction plus vertueux, plus confortable et moins coûteux que le béton.

Les actions à mener

Une presse à brique manuelle de type Cimva Ram a été construite à Albi et envoyée au Burkina Faso par container.
Achat d'une pelle, d'un tamis, d'une brouette et d'un seau de maçon. La terre sera prélevée dans des zones non cultivées proche de la mare. Un hangar sera construit pour protéger les briques de la pluie et du soleil lors des phases de séchage.
Les tests devraient débuter à la fin de la saison des pluies en septembre 2024.

Budget prévisionnel 950 €

Collecte à ce jour

Les donateurs

ADVK --> 200 €

Chèque ou virement

Test à l'arrivée de la presse au Brukina Faso
Test de la presse après fabrication
Presse à brique type Cinva Ram

This work is licensed under CC BY-NC-ND 4.0